Jérôme Pellistrandi

Jérôme Pellistrandi : le général sans page Wikipedia qui s’impose comme référence de la défense française

Il n’existe aucune page Wikipedia dédiée à Jérôme Pellistrandi en français. Son nom n’apparaît dans l’encyclopédie en ligne que sur la page de la Revue Défense Nationale, en une ligne, comme rédacteur en chef depuis l’été 2014. Ce vide contraste avec la densité d’un parcours que les sources primaires documentent de façon précise : officier de l’armée de terre entré en service en 1980, général de brigade admis en deuxième section en décembre 2018, docteur en histoire, et depuis 2022 consultant défense de BFMTV — l’une des voix militaires les plus sollicitées dans les médias français.

À ne pas confondre avec deux autres Pellistrandi

Le patronyme renvoie à trois personnalités distinctes que les moteurs de recherche mélangent fréquemment. Benoît Pellistrandi, né en 1966, est un historien hispaniste, ancien élève de l’École normale supérieure, spécialiste de l’Espagne contemporaine et membre de l’Institut Montaigne — aucun lien familial avec Jérôme n’est confirmé publiquement. Christine Pellistrandi, née en 1939, est une historienne et théologienne française. Jérôme Pellistrandi est le seul des trois à être issu de Saint-Cyr.

Saint-Cyrien des transmissions, docteur en histoire

Jérôme Pellistrandi entre en service en 1980 et intègre l’École spéciale militaire de Saint-Cyr avec la promotion 1986. Il choisit l’arme des transmissions au sein de l’armée de terre. Le Journal officiel de la République française retrace ses promotions : lieutenant en 1986, capitaine en août 1990, commandant en décembre 1996, lieutenant-colonel en décembre 2000, colonel en juillet 2004.

Parallèlement, il conduit une formation académique complète : doctorat en histoire, brevetage de l’Enseignement militaire supérieur français et espagnol. Il enseigne à l’université de droit de Clermont-Ferrand depuis 2000 et à l’École supérieure de commerce de la même ville depuis 2006. Il est membre des conseils d’administration de la Saint-Cyrienne et de l’Institut de stratégie comparée.

Commandements opérationnels : Afrique, Kosovo, Issoire

Sa carrière terrain couvre trois zones géographiques majeures. Il effectue plusieurs missions extérieures en Afrique, dont au Tchad, puis un séjour aux États-Unis de septembre 2003 à février 2004 dans le cadre des opérations contre le terrorisme. De janvier à mai 2006, il commande le Bataillon de commandement et de soutien n°8 au Kosovo. Entre 2005 et 2007, la page Wikipedia du 28e régiment de transmissions l’identifie comme commandant de cette unité basée à Issoire (Puy-de-Dôme), spécialisée dans le soutien des communications interarmées. En août 2011, il est nommé au conseil scientifique de l’IRSEM comme personnalité qualifiée, alors qu’il occupe le poste de directeur des études et de la prospective à l’École des transmissions de Cesson-Sévigné.

Légion d’honneur : chevalier en 2002, officier en 2024

Le Journal officiel consigne deux grades dans l’ordre national de la Légion d’honneur. Jérôme Pellistrandi est fait chevalier le 26 juin 2002, après vingt ans de service. Il est promu officier par décret du ministère des Armées publié le 9 juillet 2024 — promotion qui apparaît sous son nom complet, Pellistrandi (Jérôme, Marc, Marie), avec la mention de sa qualité de rédacteur en chef d’une revue de défense. Il est par ailleurs titulaire de la Ehrenkreuz d’argent de la Bundeswehr, décoration allemande qui atteste d’une coopération militaire franco-allemande dans sa carrière.

Rédacteur en chef de la Revue Défense Nationale — une institution fondée en 1939

Depuis l’été 2014, Jérôme Pellistrandi dirige la rédaction de la Revue Défense Nationale (RDN). Fondée en mai 1939, installée à l’École militaire depuis 1958, cette publication mensuelle traite des grandes questions militaires, stratégiques, politiques et économiques sous l’angle de la défense. Elle est éditée par le Comité d’études de défense nationale, association loi 1901 indépendante de l’État. Son directeur de publication est depuis novembre 2025 le général (air) Luc de Rancourt. Pellistrandi y a pris ses fonctions alors qu’il était encore colonel actif ; il les a poursuivies après son passage en deuxième section.

Le Journal officiel du 25 septembre 2018 publie son décret de nomination dans la deuxième section des officiers généraux de l’armée de terre, au grade de général de brigade, avec prise de rang au 1er décembre 2018. Ce statut — propre aux généraux qui n’occupent plus d’emploi dans les forces actives mais restent disponibles — ne met pas fin à ses responsabilités éditoriales à la RDN. Il est également chargé des sessions régionales de l’Institut des hautes études de la Défense nationale (IHEDN), rôle confirmé par plusieurs sources institutionnelles.

Combien d’étoiles ? Un général de brigade

La question “combien d’étoiles” revient dans les recherches associées à son nom. Un général de brigade porte une étoile, premier grade de la hiérarchie des officiers généraux dans l’armée française. Jérôme Pellistrandi a été nommé à ce grade en deuxième section, ce qui signifie qu’il n’a pas exercé de commandement opérationnel en tant que général en activité, mais que le grade lui a été conféré lors de son admission à la retraite des cadres actifs.

Consultant défense, de BFMTV au Trégor

Depuis 2022, BFMTV l’identifie à l’antenne sous le titre de “consultant défense BFMTV”. Il intervient régulièrement sur France Inter, France Culture, franceinfo et CNEWS. La guerre en Ukraine, déclenchée en février 2022, a considérablement amplifié sa présence médiatique : analyse des frappes de missiles russes, commentaire des livraisons d’armement occidental, décryptage des stratégies d’alliance. En août 2025, il a dû interrompre ses vacances dans le Trégor — il séjourne à Plouguiel, dans les Côtes-d’Armor — pour couvrir la rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine à Anchorage, selon Ouest-France.

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Sources : Journal officiel de la République française (JORF) | Revue Défense Nationale — defnat.com | Wikipedia — Revue Défense nationale | Wikipedia — 28e régiment de transmissions | Ouest-France