général dominique trinquand wikipédia

Général Dominique Trinquand : sans page Wikipédia, son parcours se lit au Journal officiel

Si vous cherchez « général Dominique Trinquand Wikipédia », vous ne trouverez pas d’article. Wikipédia en français n’a aucune page à son nom. Il y apparaît seulement dans la liste des chefs de corps du 4e régiment de cuirassiers, à l’année 1996, et dans quelques articles où il est cité comme commentateur, par exemple sur l’opération Sangaris en Centrafrique.

Les décrets publiés au Journal officiel permettent pourtant de reconstituer sa carrière avec précision. L’enquête du Point parue en 2017 reste par ailleurs la principale source sur sa vie de famille et sur son épouse, Mireille Trinquand.

Saint-Cyrien, cavalier, puis chef de la mission militaire à l’ONU

Le Journal officiel l’enregistre sous le nom complet de Dominique Henri Marie Emile Trinquand, officier de l’arme blindée et cavalerie. Il est nommé lieutenant-colonel au 1er juillet 1991, puis colonel au 1er octobre 1997. Le décret du 11 juillet 2006 le promeut général de brigade à compter du 1er août 2006. Ce même texte prévoit déjà son passage dans la 2e section des officiers généraux, c’est-à-dire la réserve, au 1er août 2009. En octobre 2006, il est nommé chef de la mission militaire auprès du représentant permanent de la France aux Nations unies à New York. À partir du 1er septembre 2008, il devient chargé de mission auprès du chef d’état-major de l’armée de terre.

Ce départ programmé explique pourquoi Le Point le présentait en 2017 comme un général « conditionnel ». Selon l’hebdomadaire, il avait signé sa lettre de démission par avance en recevant ses étoiles. Le Point précise aussi qu’il appartenait à la promotion Lieutenant-Darthenay de Saint-Cyr (1974-1976) (Le Point).

Sa biographie publique, reprise par l’Institut Aspen, ajoute plusieurs étapes. Il a été diplômé de l’École supérieure de guerre, du Staff College de Camberley et du Royal College of Defence Studies de Londres. Il a commandé un bataillon au Liban en 1991-1992. Entre 1993 et 1995, en ex-Yougoslavie, il a été assistant militaire de deux commandants de forces de l’ONU. Entre 2001 et 2006, il a occupé plusieurs postes à responsabilité à l’ONU, à l’OTAN et dans l’Union européenne . Il est officier de la Légion d’honneur depuis 2006 et officier de l’ordre national du Mérite depuis 2001, selon le Journal officiel.

Quel âge a le général Trinquand ?

Aucune biographie officielle ne donne sa date de naissance. Le répertoire des entreprises fournit l’indice le plus solide. L’entreprise individuelle de conseil « Trinquand Dominique » a été ouverte le 1er octobre 2009, quelques semaines après son passage en 2e section. Pappers indique que son dirigeant est né en janvier 1953. L’entreprise a été radiée le 31 décembre 2023.

D’autres éléments vont dans le même sens. En 1997, le Journal officiel lui compte 24 années de service, soit une entrée dans l’armée vers 1973. Sa promotion de Saint-Cyr date de 1974. Si l’on retient janvier 1953, il a 73 ans en octobre 2026. Le général n’a toutefois pas confirmé publiquement cette date, et certains sites qui avancent un autre âge ne citent aucune source.

Mireille Trinquand, l’épouse au cœur de l’enquête du Point

Les recherches sur son épouse mènent presque toutes à l’enquête du Point du 5 septembre 2017. D’après l’hebdomadaire, Dominique Trinquand a épousé Mireille en 2004. C’était le troisième mariage de celle-ci, qui venait de divorcer d’Arnauld Mouchette. Le couple a ensuite vécu à New York pendant son affectation à l’ONU.

Le Point rapporte que Mireille Trinquand, sous son ancien nom de Mouchette, avait été condamnée avec son ex-mari dans plusieurs affaires d’escroquerie. En 2012, la cour d’appel de Metz lui a infligé un an de prison ferme dans un dossier visant un homme âgé. En 2015, dans une autre affaire, elle a été condamnée en première instance à six mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve. L’appel devait être jugé le 15 septembre 2017. Interrogée par Le Point, elle contestait les faits et la condamnation de 2012. Les sources consultées pour cet article ne disent pas comment s’est terminé ce procès en appel.

Le général n’a pas été poursuivi. Le juge d’instruction lui a donné le statut de témoin assisté, en estimant qu’il ignorait l’origine frauduleuse de virements reçus sur son compte. Selon son avocat, le parquet a reconnu sa bonne foi. Dominique Trinquand a précisé à l’hebdomadaire que le couple était marié sous le régime de la séparation de biens : « Je ne suis solidaire de rien, d’aucune dette. » Le Point indique également que les Trinquand ont été condamnés par la Cour de cassation à verser 75 000 euros d’honoraires à une agence immobilière, après une offre d’achat abandonnée en 2003.

Mireille Trinquand n’a pas non plus de page Wikipédia. On ne sait pas publiquement si le couple est toujours marié aujourd’hui.

Les informations sur ses enfants sont encore plus fragiles. Plusieurs sites affirment qu’il est père de six enfants et renvoient à une publication LinkedIn du général. Cette publication n’a pas pu être consultée pour cet article, et aucun média établi ne reprend ce chiffre. On ignore aussi de quelle union seraient ces enfants.

Le « conseiller défense » de Macron, un titre qu’il a lui-même corrigé

En juillet 2017, plusieurs médias présentaient Dominique Trinquand comme le « conseiller défense d’Emmanuel Macron ». À ce moment, il critiquait publiquement le général Pierre de Villiers, alors chef d’état-major des armées et en conflit avec l’Élysée. Il a ensuite corrigé ce titre auprès du Point : « Je ne suis pas conseiller du président. En revanche, j’ai participé à la campagne du candidat. » L’hebdomadaire confirme qu’il faisait partie du groupe de travail défense de la campagne, qui comptait une quinzaine de personnes.

De Marck & Balsan à DHT Conseil

Après l’armée, il a travaillé dans le privé. En 2010, il est devenu directeur des relations extérieures du groupe Marck, spécialisé dans les uniformes et les équipements. En 2013, il a créé OMP Solutions, un groupement d’entreprises qui équipe les contingents des opérations de maintien de la paix . Selon sa biographie publiée par l’Institut Aspen de Roumanie, il a quitté l’entreprise en 2023 pour présider la société DHT Conseil SAS.

Une précision utile : l’intitulé de son profil LinkedIn affiche encore « directeur du développement groupe Marck », alors que le texte du même profil le présente comme président de DHT Conseil (LinkedIn). La fonction actuelle est donc bien DHT Conseil.

Il a aussi publié deux essais chez Robert Laffont : Ce qui nous attend. L’effet papillon des conflits mondiaux (octobre 2023) et D’un monde à l’autre (10 octobre 2024) . Il reste un invité régulier des chaînes d’information. Dans un article du 25 septembre 2026 sur les « généraux de plateaux », Le Parisien le cite parmi la vingtaine d’anciens officiers invités régulièrement sur BFMTV, LCI, France Info ou Public Sénat .

Plus de blogs: Michel Fayad épouse 

Sources : Journal officiel |  | Pappers | Institut Aspen | Le Parisie