Dominique de Buor de Villeneuve, aussi écrit « du Buor de Villeneuve », est l’épouse de Philippe de Villiers depuis 1973. Ce dernier est le fondateur du Puy du Fou, ancien député européen et deux fois candidat à l’élection présidentielle. Ils ont eu sept enfants ensemble, trois fils et quatre filles. Elle se tient loin des projecteurs et ne s’est presque jamais exprimée en public. Les journalistes la décrivent comme une catholique fervente, très tournée vers la vie de famille. Comme on sait peu de choses sur elle, beaucoup de pages en ligne remplissent les vides avec des détails invérifiables. Ce portrait s’en tient à ce qu’on peut confirmer.
Une famille ancienne de la noblesse de l’Ouest
Le nom de Dominique renvoie à la maison de Buor, une famille noble du Poitou et de la Vendée. Selon les armoriaux régionaux, sa filiation remonte au XIIIe siècle. La famille a eu tellement de branches qu’un dicton local en plaisantait : « Tapez un buisson, des Buor en sortiront. » L’une de ces branches tenait la seigneurie de Villeneuve, d’où le nom complet de Buor de Villeneuve.
Les armes de la famille sont décrites ainsi : « d’argent à trois coquilles de gueules, posées 2 et 1 ». La famille figure dans les listes des familles subsistantes de la noblesse française. Cette origine compte, car elle place Dominique dans le même milieu aristocratique et catholique vendéen que son mari, issu de la famille Le Jolis de Villiers de Saintignon.
Certains sites donnent une date et un lieu de naissance précis, le 4 octobre 1950 à Valenciennes. Aucune source de référence consultée ne confirme cette information, qu’il faut donc considérer comme non vérifiée.
Un mariage en 1973 avec Philippe de Villiers
Le couple se connaît depuis l’enfance. Un portrait diffusé dans le journal de 13 heures de France 2 le 30 mars 1995, archivé par l’INA, rappelle que leurs parents étaient voisins. Philippe de Villiers, né le 25 mars 1949 à Boulogne, en Vendée, l’épouse en 1973. Il fait ensuite carrière dans la haute fonction publique, devient secrétaire d’État à la Culture, puis président du conseil général de la Vendée, député et député européen.
Le mariage dure depuis plus de cinquante ans. Pendant toute cette période, Dominique de Villiers a gardé le même rôle : une présence à côté de son mari, mais jamais en première ligne.
Le portrait de 1995, l’un des rares témoignages directs
Ce reportage de France 2 date de la campagne présidentielle de 1995, quand Philippe de Villiers se présentait sous l’étiquette du Mouvement pour la France. Il présente Dominique comme une « mère de famille avant tout », qui consacrait presque tout son temps à ses enfants : les courses, les trajets vers l’école, les activités sportives et culturelles.
On y apprend aussi qu’elle se rendait parfois aux meetings, sans s’impliquer dans la vie politique. Elle n’hésitait pas à dire franchement ce qu’elle pensait des prestations de son mari. Le couple partageait aussi un goût pour le sport, notamment le tennis, le vélo et le football.
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Sept enfants et une éducation catholique
Dominique et Philippe de Villiers ont eu sept enfants. Parmi eux, on connaît Caroline (née en 1976), Guillaume (1977), Nicolas (1979) et Laurent (1984), le benjamin. D’après Le Nouvel Obs, repris par Gala, tous ont été scouts et pensionnaires dans des établissements catholiques.
Deux des quatre filles sont entrées dans les ordres. L’une d’elles, Marie, devenue sœur Marie de Saint-Martin, enseigne la littérature. En 2025, elle est apparue sur CNews et a parlé de son vœu de pauvreté : pas de salaire et pas de compte en banque. Une autre fille aurait travaillé comme assistante parlementaire.
Du côté des fils, Nicolas de Villiers est le plus connu. Il a succédé à son père à la tête du Puy du Fou et préside Puy du Fou France depuis 2021. Il a aussi accompagné le développement du parc à l’étranger. Guillaume serait consultant en développement international des entreprises. Laurent vit aux États-Unis.
Le lien de Dominique de Buor de Villeneuve avec le Puy du Fou
On associe souvent Dominique au Puy du Fou, mais aucune source fiable ne lui attribue de rôle officiel dans la Cinéscénie ou dans le Grand Parc. Le lien est familial : c’est son mari qui a créé le site, et leur fils Nicolas le dirige aujourd’hui. Pour les membres de la famille, le Puy du Fou est une œuvre vendéenne, et ses spectacles reprennent les valeurs historiques et religieuses de ce milieu.
L’affaire de Villiers, une épreuve familiale très médiatisée
La discrétion de la famille a été mise à mal par une affaire judiciaire. En 2006, Laurent de Villiers a accusé son frère aîné Guillaume de viols qui auraient été commis entre 1993 et 1997 dans la maison familiale des Herbiers. Philippe de Villiers a soutenu Guillaume et a parlé de « machination politique » à l’approche de la présidentielle de 2007.
La procédure a connu plusieurs rebondissements. En 2010, un juge d’instruction a renvoyé Guillaume devant les assises, puis la cour d’appel de Versailles a prononcé un non-lieu. La Cour de cassation a annulé ce non-lieu en 2011. La cour d’appel de Lyon en a prononcé un second en 2012, et il est devenu définitif en mars 2014, quand la Cour de cassation a rejeté le pourvoi de Laurent. Plusieurs articles en ligne disent que l’affaire s’est terminée en 2010, ce qui est faux.
Laurent a raconté sa version dans Tais-toi et pardonne !, publié chez Flammarion en 2011. Il y décrit une famille aristocratique, royaliste et très traditionaliste. Il y dresse aussi un portrait sévère de sa mère, que les enfants auraient surnommée « Folcoche », comme la mère tyrannique du roman Vipère au poing. Ce récit est la version d’une seule personne et n’a pas été confirmé par les autres membres de la famille. Laurent a ensuite coupé les ponts avec sa famille. Il vit dans le Nebraska, où il tient un restaurant à Lincoln.
Pourquoi on sait si peu de choses sur elle
Dominique de Villiers n’a jamais fait carrière publiquement et ne donne pas d’interviews. Elle n’a pas non plus de rôle officiel dans les entreprises ou les mouvements politiques de son mari. Tout ce que l’on sait d’elle vient de sources indirectes : quelques archives télévisées, des articles de presse consacrés à son mari ou à ses enfants, et des pièces publiques liées à l’affaire judiciaire.
Ce silence est un choix. Dans les familles de vieille noblesse catholique de l’Ouest, il est courant de séparer nettement la vie publique et la vie privée. C’est la meilleure explication à la rareté des informations à son sujet, et c’est aussi pourquoi il faut se méfier des biographies trop détaillées qu’on trouve en ligne.
Sources : Gala – Qui est Dominique, sa femme depuis plus de 50 ans ? | Gala – Qui sont ses 7 enfants ? | INA – Portrait Dominique de Villiers (1995) | Wikipédia – Affaire de Villiers | Wikipédia – Philippe de Villiers | Genealh – Blasons de la famille Buor | Nouvel Obs – Rejet du pourvoi de Laurent de Villiers
Jane Austin est auteure chez Actu Journal. Elle écrit sur l’actualité, les célébrités, les personnalités publiques et leurs parcours. Son objectif est de proposer des contenus clairs, accessibles et informatifs aux lecteurs.


